Au Quebec : la jeunesse, les accomodements raisonnables et la médiation

Publié le par Collectif

Extraits d'un article paru sur http://www.ledevoir.com/  le 18 décembre 2007

Les jeunes et la voie de la tolérance

Depuis 12 ans, la Caravane de la tolérance, activité principale de La Fondation du même nom, rencontre annuellement autour de 12 000 élèves de secondaires trois à cinq, sans compter les cégeps du Québec, afin de les informer et les sensibiliser à l'importance de la tolérance dans notre société......Cette année, depuis le début du débat public sur les accommodements raisonnables, nous constatons une augmentation de la méfiance des jeunes envers l'immigration et les enjeux de l'interculturel. Ils sont davantage sensibles aux différences culturelles souvent associées à certains groupes d'immigrants.
À l'heure des grands questionnements au sein de la société québécoise sur les enjeux reliés au pluralisme et à la multiethnicité, c'est l'impact de ces débats sur les jeunes qui nous interpelle plus particulièrement. ..................

la Fondation a proposé, devant la commission Bouchard-Taylor, des recommandations qui s'articulent autour de quatre grands axes fondamentaux: éducation, action, médiation et obligations.

- L'éducation: l'ouverture à la diversité et à la tolérance du peuple québécois est réelle. Mais souvent, la diversité est perçue comme une menace pour la culture québécoise. Voilà pourquoi nous devons devancer les interrogations de la majorité. Collectivement, le gouvernement, les employeurs, et les écoles doivent être davantage proactifs et intensifier leurs efforts d'éducation sur les bienfaits de la diversité et de la tolérance.

- L'action: la Fondation de la tolérance souhaite voir adopter rapidement une vraie politique à l'issue de la consultation publique du menée par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles en 2006. Des actions interministérielles concrètes pour lutter contre le racisme et la discrimination s'imposent.

- La médiation: pour nous, le pluralisme est d'abord le dialogue entre citoyens. Il faut donc inciter les gens à trouver d'eux-mêmes des compromis intelligents, qui leur conviennent, sans recourir systématiquement aux tribunaux. Mais lorsque ce n'est pas possible, de meilleures balises et outils sont nécessaires. ......................................

Marc Gold et John Parisella, Coprésidents de La Fondation de la tolérance

Publié dans mediation

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